Un député italien répond à l’ambassadeur turc sur le fond du commémoration du 105ème anniversaire du génocide des Arméniens

Selon le quotidien italien de Rome Il Messaggero Giulio Centemero – député de la Ligue du Nord qui a dirigé la motion unitaire et partisane de reconnaissance du génocide arménien au Parlement en 2019 – a reçu de l’ambassadeur de Turquie un courrier dans lequel ce dernier se plaint « de l’absence d’un débat académique et d’un consensus juridique » sur cette question et réfutant le terme de génocide.

Trois femmes survécues le génociden, vivant en Arménie

Giulio Centemero a adressé en réponse un courrier à l’ambassadeur affirmant :

«Dans les archives du Saint-Siège, il y a la correspondance des années entre 1915 et 1920 et précisément dans ces 8 volumes récemment publiés, les moments les plus sombres et les plus tristes du génocide arménien sont documentés. Ce sera un plaisir de pouvoir les leur donner une juste place pour continuer la discussion et le travail de reconstitution des faits. En 2023, aux 100 ans de la signature du Traité de Lausanne, votre gouvernement aura une grande opportunité de redonner de la dignité à votre histoire, reconnaissant sa légitimité pour les erreurs afin que comme vous le dites »la mémoire des victimes puisse être commémorée sans discrimination«  ».

« Un pays moderne, comme celui que vous représentez – écrit-il – a une grande opportunité, de revendiquer son idée de progrès et de respect de la diversité, à partir précisément de l’observation et de l’admission de ce qui s’est passé pendant le génocide du peuple arménien. Tout comme l’Allemagne, mon propre pays et toutes les nations qui ont commis des crimes odieux contre leur propre espèce ».